Focus sur le 4ème plan autisme


Il est clair qu’avec le 4ème plan autisme, le gouvernement actuel semble vouloir changer la donne.

Tout d’abord, ce plan est issu d’une grande concertation, où de nombreuses associations de familles, de personnes autistes, et de spécialistes ont pu écrire les grandes lignes :

– Le diagnostic précoce pour les enfants nés à partir de 2018 et un « forfait intervention précoce »
– Moins d’hôpital psychiatrique
– Des professionnels mieux formés
– Aide aux familles
– L’inclusion pour tous les enfants nés en 2018
– Valoriser la recherche

Un diagnostic précoce

Un « forfait intervention précoce » va être créé à partir du 1er janvier 2019. Actuellement, avant que le diagnostic de l’autisme ne soit confirmé chez un enfant, un processus souvent de plusieurs mois voire plus, le recours à des professionnels comme des psychomotriciens ou des ergothérapeutes n’est pas pris en charge par la Sécurité sociale. Le reste à charge des familles sera désormais pris en charge.

Moins d’hôpital psychiatrique

L’objectif, c’est qu’il n’y ait plus d’hospitalisation de longue durée en matière d’autisme qui soit présente à l’issue de la stratégie » en 2022. En espérant que le dogme psychanalytique devienne du passé.

Des professionnels mieux formés

Afin que les recommandations de bonnes pratiques de la Haute autorité de Santé (HAS) soient mieux connues et appliquées.

Aide aux familles

Le gouvernement veut créer une « plateforme de répit » par département.

L’inclusion pour tous les enfants nés en 2018

L’objectif est d’atteindre 100 % en maternelle pour la classe d’âge née en 2018, qui entrera à l’école, désormais obligatoire à 3 ans, en 2021.

Valoriser la recherche

L’exécutif entend également développer la recherche sur les troubles neuro-développementaux, pour « remettre la science au coeur de la politique de l’autisme ».

Notre analyse

Quand on y regarde de plus près, seuls les éléments d’inclusion concernent Aydan.

En termes de budget, on parle de 344 millions d’euros sur 5 ans. Pour information, le 3ème plan autisme, que personne n’a vu, était lui de 205 millions. Ca peut faire beaucoup, mais si on rapporte ce budget au nombre de personne avec autisme (650 000 environ), ceci fait un budget de 100€ par personne avec autisme par an. La crainte, c’est que ce budget ne lance pas la révolution tant attendue, et que l’association « Un Avenir Pour Aydan » soit toujours nécessaire pour financer l’aide pour Aydan.

Ce qui doit changer aujourd’hui, c’est parler d’inclusion, et non d’intégration. Il existe différence cruciale dans ces deux termes, qui résume le problème dont celui de l’éducation nationale aujourd’hui.

L’intégration consiste à rejoindre la norme. Ainsi, la personne doit faire l’effort de s’adapter aux autres, mais le milieu en lui-même ne bouge pas. Tandis que l’inclusion est le processus inverse. Ce n’est pas à la personne de s’adapter mais au milieu qui l’accueille d’être capable de répondre à ses besoins particuliers. Pour Christine Philip, spécialiste de la scolarisation des enfants autistes, les écoles publiques françaises ne sont encore qu’au stade de l’intégration, et non de l’inclusion.

Pour être clair : On prône l’inclusion dans un système qui n’est pas inclusif. Notre espérance pour Aydan, est une scolarisation dans un système de plus en plus inclusif, avec un accompagnement par des professionnels toujours aussi bien formés.

Dans le chapitre inclusion, deux autres points sont importants pour l’avenir d’Aydan, c’est l’inclusion dans l’emploi, et dans son futur logement.

Pour pouvoir adapter leur prise en charge et leur accompagnement, vers l’emploi notamment. Les crédits destinés au dispositif d’emploi accompagné seront ainsi doublés, dans l’objectif de faciliter leur insertion professionnelle.

Pour les adultes autonomes, des collocations en logement social et l’accès aux « logements accompagnés » seront ouverts.


A propos Yohann AUDOUIN

Yohann AUDOUIN est le papa d'Aydan. Il nous donne régulièrement des nouvelles d'Aydan par des billets de blogs. Formé ABA, à l'intégration sensorielle, et certifiés PCM, Yohann et la maman d'Aydan Maud sont co-thérapeutes dans cette prise en charge qui cultive les réussites.

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