RDI – Travailler la référence

Dans l’autisme, il est courant que l’enfant ait un regard fuyant. Plusieurs hypothèses sont encore à l’étude : pour éviter une surcharge d’information, un trop-plein de stimulations, ou par une incapacité à supporter le mouvement des yeux d’un interlocuteur. Ce fut aussi le cas pour Aydan. Mais comment lire les informations du visage de votre interlocuteur si vous ne le regardez jamais ? Comment savoir si vous l’ennuyez, ou l’intéressez ? D’ailleurs, lorsqu’on analyse Liam, on se rend compte que même le Trouble et Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) peut provoquer un manque aussi dans ce domaine. Ainsi, nous nous sommes rendu compte que les enfants ne regardaient pas le visage de l’adulte pour savoir si ce qu’ils faisaient était bien, ou pas. S’ils avaient raison, ou tort. Si nous étions contents, ou pas !

Dernièrement nous avons travaillé « faire référence » avec Aydan. Entendez par là : Aydan doit faire référence à l’adulte pour savoir s’il a raison ou tort. Il faut alors préparer un exercice, où il ne sait pas si ce qu’il fait est correct. En effet, si Aydan sait, par exemple, mettre la table, il n’aura pas le besoin de nous regarder pour vérifier si elle est au bon endroit. Dans cet exercice, Aydan devait remplir le tiroir des tasses et verres, ce qu’il ne sait pas faire.

Le comportement habituel de Aydan, il remplit le tiroir sans savoir si c’est au bon endroit. Il ne regarde jamais l’adulte. Un consigne verbale va lui dire qu’il ne met pas le verre là où il faut.
Le comportement après cet exercice, il vérifie auprès du visage de l’adulte s’il a positionné le verre au bon endroit. Tout est à consolider, mais le réflexe est pris.

Pour Liam, il devait faire référence à l’attitude / le visage de son papa pour apprendre à bien mettre les couverts :

Commentaire technique : la différence entre RDI et ABA pour ce traitement : en ABA nous aurions renforcé et coté chaque regard à l’adulte. En RDI le renforcement est intrinsèque (content de trouver la solution, sentiment de fierté, de réussir et de partager une activité) mais aussi plus adapté: on ne regarde que si l’on a un doute.

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